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rené plazanet - Page 2

  • LA PLACE DU PRESIDENT KENNEDY A VANVES : 50 ANS AUSSI, A TROIS MOIS PRES

     Depuis plus d’une semaine, il n’est pas un jour sans une référence par un film, un documentaire à la TV, un article ou un dossier dans les journaux ou les revues sur cet événement qui marqué l’histoire : l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy qui s’est déroulé voilà 50 ans jour pour jour. Vanves lui a rendu hommage très rapidement puisque le Conseil municipal du 31 Janvier 1964 décidait à l’unamité  que « le nom du Président Kennedy soit attribué à une place de la commune ». Il faut imaginer l’émotion à l’époque qui avait dû saisir les vanvéens comme tous les français et les américains : assassiner un président des Etats Unis, de surcroît jeune, brillant, intelligent… pour reprendre le titre d’un ouvrage consacré à tous ceux qui l’ont entouré

    Et la volonté de lui rendre hommage de cette façon par les politiques vanvéens de l’époque. A juste raison quand on voit, encore aujourd’hui, tout ce qu’il suscite autour de lui, de son épouse Jackie, et de sa famille avec John-John, Caroline. Beaucoup se souviennent de ce qu’il faisait ce jour là, vers 18H30 (12H30 à Dallas) et les jours qui ont sont suivis, comme ces kiosques de journaux et ses  vendeurs à la criée  de France Soir sur la place de la gare Montparnasse annonçant cet événement. Une image qui reste ancré dans les souvenirs de l’auteur de ce blog qui sortait alors de l’école primaire de la rue Littré. 

    La proposition avait été faite par André Roche, maire adjoint, au nom du groupe M.R.P. dans un courrier, proposant « que le nom du Président Kennedy soit donné à une voie communale ». René Plazanet, maire à l’époque, avait rappelé que « le conseil municipal avait déjà exprimé le désir du groupe M.R.P. de réserver le nom de Robert Schumann à la prochaine rue ouverte sur le territoire de la commune ». Aussi suggéra t-il, « afin d’honorer la mémoire du Président des Etats Unis, que la nouvelle place créée par l’aménagement de l’îlot des Chariots, soit dénommé place du Président Kennedy ».

    Cette place était alors dénommé Falret et contigûe à l’îlot des Chariots dont les travaux d’aménagement et de construction des immeubles se terminaient, où ont été logés d’ailleurs, beaucoup de pieds noirs. « Il y a lieu du reste de considérer que cette décision ne saurait être interprêtée comme une manifestation d’ingratitude à l’égard du docteur Falret dont la notoriété, au siécle dernier, avait contribué à la renommée de Vanves. En, effet, le souvenir de cet éminent médecin n’en sera pas moins honoré puisque la rue qui fait suite à la nouvelle place du Président Kennedy et qui longe le parc municipal Frédéric Pic »

  • LES 50 ANS DU JUMELAGE DE VANVES ET DU TRAITE FRANCO-ALLEMAND

    Vanves se jumelait avec une ville allemande du landkreiss de Basse Saxe voilà 50 ans,  en 1963, la même année de la signature du  traité franco-allemand  par le Général de Gaulle et le chancelier Konrad Adeauner qui est célébré mardi prochain, 22 Janvier 2013, à Berlin par François Hollande et Angela Merkel. Occasion de rappeler qu’à l’époque il ne s’agissait pas de Lehrte, mais du landkreiss de  Burgdorff (BasseSaxe), district rural comportant plusieurs communes dont Lehrte (avec Sehnde, Mellendorf, Bissendorf, Gailhof, Steinwedel). Ce fut à  la suite de réformes administratives et territoriales entre 1972/74 et  1980 qui ont permis à l’Allemagne de réduire le nombre de ses communes – ce qu’on n’a jamais réussi à faire en France  - et  que Vanves se jumela directement avec Lehrte avec la signature d’une nouvelle charte en 1986.

     

    A l’époque, et dés l’année 1956, le Landreiss-Burgdorff – district rural de Burgdorff – avait pris contact avec la ville Puteaux pour un échange permanent entre leurs jeunes. Malheureusement il n’y en eu qu’un seul. De même,  les efforts déployés en 1959 pour établir des échanges avec la ville de Clamart échouérent. La troisiéme tentative avec Vanves fut la bonne, car deux volontés se sont retrouvés grâce à l’Union Internationale des Maires pour la compréhension franco-allemande qui mit en relation ce landkreiss de Burgdoff et la ville de Vanves, après avoir informé le 30 Juillet 1960 les responsables du landkreiss que René Plazanet maire de Vanves cherchait un partenaire allemand pour faire des échanges.

     

    Mais c’est seulement en Mai 1963 après des échanges de correspondances entre l’ambassade d’Allemagne à Paris et le maire de Vanves, que put avoir lieu la première visite des élus Vanvéens à Burgdorff, que leur rendit en Juin 1963 une délégation allemande composée notamment des burgermeister de Burgdorff (M.Kannacher) et Lehrte (M.Witte).  Une charte d’amitié fut signée lors de la seconde visite des élus vanvéens à Burgdorfff à l’occasion de la session du Conseil du Kreis le 21 Octobre 1963. Cet engagement était signé et ratifié solennellement lors du Conseil municipal de Vanves le 25 Mai 1964 en présence de la délégation allemande. « Il consacrait ainsi une amitié durable entre les deux partenaires » selon Lucette Defaix, alors directrice du CEG-CES Fille Dardenne (LEP Dardenne maintenant)  et surtout européenne convaincue de longue de date qui est quelque peu à l’origine de ce jumelage, et l’a porté sur les fonds baptismaux avec d’autres vanvéens : Mmes Letourny, Baudour, MM Thirard, professeur d’allemand, Suiro principal du collége St Exupery, Magne président du Stade de Vanves

     

    Lucette Defaix n’avait cessé de lutter pour la paix et le rapprochement des peuples, et de travailler en vu de voir se concrétiser ses idées par le jumelage. « Cette recherche d’échange s’inscrivait bien évidemment dans la ligne politique de rapprochement souhaité par des hommes d’Etat conscients de la nécessité de construire l’Europe, tel Schumann, Adenauer. Et en 1963, notrre jumelage a coïncidé avec le traité d’amitiés Franco-Allemand signé par Konrad Adeauner et le Général de Gaulle » constatait elle. Elle  avait  veillé à la bonne marche de ce jumelage pendant ses dix premières années, veillant à le consolider par des rencontres et des échanges de jeunes et d’adultes, suscitant de nombreuses rencontres individuelles d’hôtes français dans le Kreiss de Burgdorff. L’un des échanges qui a le mieux fonctionné durablement a été celui du collége Saint Exupery et de son association St Ex Amitiés abec le Club Franco-Allemand de Lehrte en rappelant tout de même parmi les pionniers les sections handball, football, natation et même tennis   

  • 50 ANS APRES ! LES PIEDS NOIRS ET VANVES, UNE HISTOIRE D’AMOUR !

    L’amicale des Pieds Noirs de Vanves sera la seconde association à être mise à l’honneur ce week-end : Elle célébrera ses 30 ans cinquante ans après leur arrivée en France et à Vanves, lors de son assemblée générale annuelle aujourd’hui qui se déroulera salle des Cinéastes et au Pavillon de la Tourelle.

     

    « Orphelins d’une Algérie natale où nous étions si heureux et que nous avons été contraints de quitter la mort dans l’âme et pour la plupart d’entre nous, dans des circonstances ô combien difficiles ! Nous sommes arrivés, par bateau ou par avion dans un pays, le nôtre, que beaucoup n’avaient jamais foulé. Déravinés, un peu perdus, le cœur gros, des larmes plein les yeux chaque fois « qu’Enrico » (Macias) chantait « j’ai quitté mon pays ». Nous avons dû sécher nos larmes, nous adapter à une nouvelle vie, nous installer et enfin trouver notre voie » témoignait Jean Claude Abeccasis, le président de l’Amicale pour ses 20 ans : « Il a fallu 20 ans pour réussir notre insertion sociale et surtout psychologique. Mais la nostalgie et le souvenir encore très vivaces ont largement contribué à la naissance de notre amicale grâce à la volonté de quelques personnes très attachés à pérénniser la culture du pays qui nous avait tant donné » ajoutait il en rappelant le nom de ses fondateurs qui ont, pour certains, exercé des fonctions municipales dans les années 80 et 90 : Rolande Rivail présidente de 1982 à 1997 (adjointe au maire chargée des affaires sociales), Emile Fernandez (adjoint au maire chargé du logement),  René Selva (adjoint au maire chargé des anciens combattants et du cimetière), André et Claude (qui a été conseiller municipal)  Benguigui, Monique Abecassis .

     

    « 20 ans avaient été nécessaires pour nous retrouver, nous rappeler, nous rapprocher et enfin, évoquer avec une certaine distenciation, mais avec beaucoup d’émotions, les bons et les mauvais moments pasés de l’autre côté de la méditérranée ». Sa première manifestation fut l’assemblée générale du 21 Mars 1982,  suivi par le premier méchoui le 8 Mai 1982 à Orvilliers sous la pluie, dont beaucoup se souviennent encore,   ce qui explique cet attachement non seulement au mois de Mars pour son assemblée générale qui est toujours un temps fort suivi d’un couscous, mais à ce méchoui qui s’est toujours déroulé à Biévres dans la propriété de la ville d’Issy les Moulineaux en Juin ou en  Septembre en fonction des disponibilités.  Ainsi qu’à la galette des rois qui avait réuni plus de 200 personnes la première fois en 1983. Avec sa participation au Forum des associations où elle offrait toujours le thé à la menthe, en organisant une merguez party à midi. Elle  partage depuis longtemps son stand avec la LICRA et pour cause, car en  avril  1984, ses responsables avaient décidé de donner naissance à une section  de la LICRA avec le soutien de Didier Morin, alors Maire adjoint de Gérard Orillard, Eric Garcia ayant été son premier président.

     

    Cette amicale des Pieds Noirs  ne s’est pas arrêté là, en ayant partagé beaucoup de manifestations avec son homologue de Levallois, méchoui, et dîner débat….Le milieu des années 1990 a été très dure pour cette amicale qui a vu disparaitre l’un après l’autre ses fondateurs alors que  les rangs de cette association se clairsemaient, mais elle a toujours tenu la coup grâce à la mobilisation de ceux qui ont pris le relais, le couple Abecassis, Monique et Jean Claude,  l’épouse d’Emile Fernandez, beaucoup d’amis qui ont rejoint cette amicale, comme les couples Landois, Lacomére. Elle a pu maintenir   ses rendez-vous avec des invités qui rappelent beaucoup de souvenirs, comme ce fut le cas avec  Edgard Attias qui raconté l’arrivée de l’eau douce à Oran, Michéle Salva qui a fait un exposé sur la présence française en algérien… Lors de ces réunions, lorsqu’on interroge, même 50 ans aprés ces derniers témoins, beaucoup vouent une admiration sans borne à la ville de Vanves. Tout simplement parce que voilà 50 ans, son maire de l’époque, René Plazanet a ouvert ses bras, malgré beaucoup de difficultés, et a logé beaucoup de familles dans l’îlot des Chariots et d’autres immeubles de la ville. Ce qui explique la forte présence d’une communauté pieds noirs à Vanves.